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Studios étudiants : 8 % à louer, et si vous achetiez ?

Votre enfant vient de décrocher son école ou son université, et la deuxième épreuve commence : trouver un toit. En Île-de-France, la rentrée 2026 s'annonce particulièrement tendue pour les petites surfaces. Face à des loyers qui grimpent et des studios qui se raréfient, de plus en plus de parents font un calcul simple : et si, plutôt que de payer un loyer, ils achetaient ?

Des studios de plus en plus rares à la location

Selon une étude du portail Bien'ici publiée début juillet 2026, la part des studios proposés à la location plutôt qu'à la vente est passée de 47 % à 8 % entre 2019 et 2026. Autrement dit, l'immense majorité des petites surfaces qui arrivent sur le marché sont désormais vendues, et non louées. En cause : l'interdiction de louer les logements classés G depuis janvier 2025, qui a sorti du parc locatif de nombreux studios anciens, et le niveau des taux, qui freine le renouvellement de l'offre.

Côté demande, la pression ne faiblit pas. Le Crous comptait encore plus de 180 000 demandes de logement non satisfaites au 1er janvier 2026, et selon la Fage, 23 % des étudiants franciliens mettent entre trois et six mois à trouver un logement, contre 15 % en moyenne nationale.

923 € par mois : le poids du loyer étudiant en Île-de-France

L'observatoire annuel de LocService, publié le 26 mai 2026 à partir de près de 110 000 offres et demandes, confirme la fracture : le loyer moyen d'un studio étudiant atteint 923 € charges comprises à Paris, contre 583 € en France (+4,3 % sur un an). Sept des dix villes étudiantes les plus chères sont franciliennes : Créteil, Saint-Denis, Nanterre, Cergy, Orsay et Évry suivent la capitale. L'Île-de-France concentre désormais 32 % de la demande étudiante nationale, contre 28 % en 2025.

Sur cinq années d'études, un loyer parisien de 923 € représente plus de 55 000 € versés à fonds perdus. C'est ce chiffre qui pousse des parents à envisager l'achat d'un logement occupé par leur enfant pendant ses études, puis loué ou revendu ensuite.

Acheter pour son étudiant : les points à vérifier

  • L'emplacement : un studio ou un deux-pièces en petite couronne, à moins de dix minutes d'une gare ou d'un métro, se loue et se revend facilement après les études. Un T2 offre plus de polyvalence (colocation, jeune actif).
  • Le neuf simplifie l'équation : aucun travaux à prévoir, garanties du constructeur, consommations maîtrisées grâce à la RE2020, frais de notaire réduits et exonération de taxe foncière pendant deux ans dans la plupart des communes.
  • Le financement : le prêt à taux zéro (PTZ), réservé à la résidence principale de l'emprunteur, ne s'applique pas ici. Le projet se finance comme un investissement classique.
  • La fiscalité : logé gratuitement, votre enfant ne vous procure aucun revenu foncier, mais aucune charge n'est déductible. Le dispositif Jeanbrun exclut aujourd'hui la location à ses propres enfants ; le Sénat a voté le 8 juillet 2026 son ouverture aux ascendants et descendants à partir de 2027, mais le texte n'est pas encore définitivement adopté.

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